Simenon, à propos de Batoum.
Je voudrais voir comment est la ville de nos jours, mais hélas, c’est impossible probablement. Si vous y allez un jour, saluez cette ville blanche chère à mon cœur. Je m’en souviens toujours, elle est dans mon cœur.

Simenon se lève et s’approche de la porte menant au jardin. Cela se voit que les souvenirs l’ont beaucoup ému. Il voudrait rester seul, même pour une minute.
Extrait du journal moscovite Izvestia, paru en 1986 dans la revue Partiinnoé slovo (Mots du parti) de la République d’Adjarie. Traduction de Victoria Diassamidzé, Batoumi 2002. Extrait.


Cinq régions ont été reprises spécialement pour leur relation particulière avec l’actuel.

le Congo, après la décolonisation. Des années de guerres et d’exploitations étrangères. 

Berlin, la chute du mur qui annonçait la paix.
Prinkipo-Trostky, le destin d’un pays s’enfonçant dans le totalitarisme.
Odessa, la ville au soleil.
Batoum, la ville souriante au porte du Caucase.

J’ai pris la décision de partir sur ces chemins du monde.
 Mon objectif était d’identifier des noms de rues, de paysages mis en scènes : rencontrer la réalité et la fiction et ensuite de réaliser un reportage photographique sur ces lieux actuels.

Partir sur les pas de Simenon s’est révélé un moyen de susciter un dialogue en contrepoint entre les situations actuelles et passées.
 Un siècle de malheurs qui se prolonge à notre époque, comme si la paix était impossible dans notre humanité.

 

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