Présentation : camaneno / sur les chemins de la fiction / le livre
L’auteur : Freddy Bonmariage
Après une carrière dans l’enseignement en Belgique et en République du Congo, je me suis consacré au développement de techniques audiovisuelles et numériques appliquées à la communication, à la culture, cela en tant que auteur et réalisateur.
C’est ainsi que lors de l’exposition TOUT SIMENON à Liège en 1993, et grâce à l’intérêt suscité par un des organisateurs, j’ai eu l’opportunité de consulter et de commencer l’observation minutieuse des photographies originales de Simenon. Cette démarche a été effectuée bien sûr conjointement avec la lecture de ses écrits de voyages -reportages et romans qui en ont été inspirés-.
Auparavant Simenon ne m’était pas inconnu, loin de là. Intimement, j’étais persuadé d’une valeur culturelle importante, plus importante que celle véhiculée par les média de l’époque et actuels. C’est dans ce contexte que me suis consacré à cet auteur, spécialement dans sa production photographique. Le résultat, ce fut une rencontre inhabituelle, celle d’un Simenon inconnu et très attachant et que j’ai voulu faire partager par mes modestes moyens au public le plus large possible et plus spécialement à celui des étudiants, aux amateurs de la littérature, à la photographie.
Simenon a parcouru le monde de 1929 à 1935. Les grandes destinations ont été la France (les ports et les canaux), la Belgique (Charleroi, la Flandre), la Turquie (Istanbul, Marmara, Ankara) l’Ukraine (Odessa), la Géorgie (Batoumi), la Pologne, la Lituanie. L’Amérique centrale, l’Équateur, Tahiti, le Congo (Uele, le fleuve à Kisangani et à Matadi). On constate aujourd’hui que ces pays ont conservé leurs attraits, mais aussi leurs malheurs, leurs crises et leur importance dans l’actualité humaine, géopolitique. Pour ce deuxième ouvrage, j’ai voulu développer des sujets qui mettent en évidence ces situations en des pays sous les drames de la guerre, des armées irrégulières, brutales et fanatiques : le Congo du fleuve et de l’Uele, Berlin 1998, Prinkipo, entrevue avec Trotsky, la mer Noire, Ukraine et Géorgie. Comme bagages, j’avais emporté des textes de reportages : Peuples qui ont faim, Cargaisons humaines – et des romans – Le temps d’Anaïs, Le charretier de la Providence, La fuite de Monsieur Monde, Le chien jaune, Les demoiselles de Concarneau, La Marie du port, Les clients d’Avrenos, Les gens d’en face, Le blanc à lunettes, 45 degrés à l’ombre. Et bien d’autres.
Ce deuxième ouvrage que je présente raconte mes voyages effectués sur les lieux de Simenon écrivain et photographe, cela après presque un siècle de vie qui nous sépare. Qu’en est-il maintenant de cette soi-disant croissance, aujourd’hui en ces jours d’insécurité et de renaissance de dictatures ? Simenon était déjà lucide.